ROBIN André

 

Date de naissance 19 Juillet 1923
Lieu de naissance 6 Rue de St Omer à Aire sur la Lys
Date de décès 27 Juillet 1944
Lieu du décès Stand de tir de l’avenue de la Porte de Sèvres à Paris

 

Réseau
  • Réseau WO
  • Réseau Hunter
Activités
  • Chargé de mission du réseau Hunter
  • Formation de groupes de combat et des équipes de renseignements
  • Chef du réseau Hunter
  • Transmission de renseignements sur les pistes de lancement des V1 et sur les mouvements des troupes allemandes
  • Construction de tunnels
  • Interception de communications téléphoniques
Date de l’arrestation 26 Mai 1944
Lieu de l’arrestation Mont-Bernanchon
Parcours
  • Résistance à Aire sur la Lys
  • Part s’installer à Mont-Bernanchon pour ne pas se faire repérer
  • Arrêté et emprisonné à la prison de Béthune
  • Transféré à la prison de St Quentin
  • Transféré à la prison de Fresnes
  • Interrogé au siège de la Gestapo à Paris, avenue Foch
  • Fusillé au stand de tir avenue de la Porte-de-Sèvres
Mention Mort pour la France

 

André Gaston ROBIN est né le 19 Juillet 1923 à Aire-sur-la-Lys au 6, rue de St Omer. Il était le fils de Joseph Robin et de Clémence Glachon. Après des études au Collège Sainte Marie de Aire sur la Lys, il se tourne vers des études d’horticulture. Il obtint son diplôme et devint horticulteur chez ses parents. André Robin a occupé de nombreux postes comme lieutenant des Forces Françaises de l’Intérieur. Il était également chargé de Mission du réseau “Hunter – Nord”. André ROBIN a reçu plusieurs distinctions à titre posthume comme le titre de chevalier de la Légion d’honneur, la Croix de Guerre 39-45 avec Palme ainsi qu’une Citation du Général Eisenhover, la Croix d’Honneur franco-britannique de Lord Denis ou encore la distinction britannique  du commandant en chef des Forces Expéditionnaires Alliées.

Alors qu’il n’a pas encore 17 ans, André Robin s’engage en tant qu’infirmier bénévole à l’hôpital d’Aire-sur-la-Lys. Mais la capitulation des Airois le désespère. Il s’engage alors à soutenir la lutte contre les nazis et commence à aider les soldats égarés des forces alliées à survivre, se cacher et à s’exfiltrer. Au début, ROBIN agit avec Madame Charles qui est la fille du Docteur Richard, Laure Caux, le pharmacien Albert Kerleveo le docteur Lambrecht et enfin son ami Roger Millon.

En Novembre 1943, André ROBIN rencontre le capitaine Michel du réseau WO (War Office). Malheureusement, celui-ci est tué par la Gestapo quelques temps plus tard et ROBIN est, de ce fait, affilié au réseau WO. Les activités de ce réseau sont variées. Elles vont du renseignement et de l’organisation de filières d’évasion au vol de matériel et d’armement mais aussi au sabotage. André ROBIN participera à la création d’un groupe airois commandé par Abel Dessoly.

Après avoir réussi à prendre contact avec les troupes des F.F.I, André ROBIN forme des groupes de combat et des équipes de renseignements. Environ 250 personnes mènent des actions jusqu’à Lille et Dunkerque.

André ROBIN devient également chef du réseau “Hunter” le 1er Avril 1944 tout en restant actif sur ses deux autres réseaux. Le réseau Hunter est un réseau français de renseignements divisé en grande zones géographiques.

Le réseau étant de plus en plus surveillé, André Robin reçoit l’ordre de s’occuper seulement du réseau “Hunter Nord” afin de donner des renseignements aux forces alliés sur la construction des pistes de lancement des V1 mais aussi sur les mouvements des troupes allemandes.

Lors de ces missions de renseignements, André Robin parvient à intercepter les communications téléphoniques des troupes allemandes. De plus, son réseau de résistance construit un tunnel à main nues afin de ne pas être repéré jusqu’aux câbles téléphoniques pour pouvoir mettre l’ennemi sur écoute.

André Robin est arrêté sur dénonciation, le 26 Mai 1944, à Montbernanchon par la Geheimfeldpolizei d’Arras. Il est transféré à Arras puis à St Quentin où on le torture mais il ne lâche rien et enfin dans l’Aisne. Il est fusillé le 27 Juillet 1944 au stand de tir de l’avenue de la Porte-de-Sèvres (Paris) ou au Mont-Valérien à l’âge de 21 ans.

 

Publicités