POCHYLSKI Valentin

 

Date de naissance 7 février 1902
Lieu de naissance Hornthal (Pologne)
Date de décès 1944
Lieu du décès au camp d’Oranienbourg-Sachsenhausen

 

Réseau Sylvestre-Farmer W.O.
Activités renseignements des rampes V1 dans la région d’Aire-sur-la-Lys

aide d’évasion des prisonniers Polonais

Date de l’arrestation 12 juillet 1944
Lieu de l’arrestation Place du Château à Aire-sur-la-Lys (PAS-DE-CALAIS) 
Parcours Prison de Saint-Omer probablement

Prison de Loos

Camp de concentration d’Oranienbourg-Sachsenhausen, n°97637

Mention Mort en déportation, le 11 août 1995 (date de transcription dans les registres)

Mort pour la France, le 26 septembre 2005 (date de transcription dans les registres)

Déporté-résistant

Valentin Pochylski est né le 7 février 1902 à Hornthal en Pologne. Il était le fils de Pochylski Michel et de Konieczny Marianne. Il épousa le 17 août 1931 une Airoise en 1931, Madeleine Hélène Hermance Josèphe Colin née le 17 octobre 1911 à Aire-sur-la-Lys. Il eut 6 enfants nés entre 1932 et 1943: Micheline, Josette, Jacqueline, Michel, Marcel et Claudine.

Il fut conducteur d’automobile avant d’être chef mécanicien dans une entreprise Leriche et habitait 12, rue du Doyen à Aire-sur-la-Lys avec sa famille.

Il s’embaucha dans le garage allemand place du château où il rencontra de jeunes Polonais, soldats, prisonniers que les Allemands faisaient travailler à la réparation des camions. Il aida plusieurs d’entre eux à s’évader en leurs fournissant faux papiers et vêtements civils.

Grand ami de Jules Boone, il intégra le réseau Sylvestre-Farmer (WOdu 24 février 1944 au 12 juillet 1944. Il lui fournissait des renseignements qu’il récoltait auprès des Allemands, notamment sur les rampes de V1. Il collabora avec Albert Staggs en juin 1944. Il est arrêté sur son lieu de travail le 12 juillet 1944 à cause de la dénonciation d’un jeune Polonais évadé repris par les Allemands. Un groupe de jeunes Polonais repris par l’ennemi fut d’ailleurs massacré par la Gestapo dans la villa des Petits Cailloux (route du fort Gassion).

Il fut détenu quelques jours dans le bâtiment de la gendarmerie française pendant que sa maison était perquisitionnée. De là, il fut emmené à la prison de Saint-Omer puis de Loos. Il embarque le 1er septembre 1944 de Tourcoing dans le dernier train partant pour l’Allemagne.

Il n’a plus jamais donné de nouvelles à sa famille. Un neveu de Jules Boone indiqua à madame Pochylski qu’il avait vu son mari au camp d’Oranienbourg à Sachsenhausen. Mais lorsque le camp fut libéré par les Russes, il n’ai jamais rentré.

Nous avons retrouvé sa trace dans le fonds d’archives du camp de concentration de Sachsenhausen où il est indiqué qu’il y est mort le 18 janvier 1945. Sa famille obtint une pension de soldat porté disparu seulement au bout de 2 ans lorsque le fait fut reconnu par jugement du 31 mai 1946.

D’après les témoins, Pochylski Valentin était “ un bon et vrai résistant”. Il était capable d’écrire et de lire aussi bien le français que le polonais.

Il reçut en récompense des services rendus à sa patrie la médaille commémorative 1939-1945 à titre posthume, ainsi que les statuts de « mort pour la France », « mort pour la patrie » et « déporté-résistant ».

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