LESAGE Charlemagne

 

Date de naissance 3 Juin 1897
Lieu de naissance Aire-sur-la-lys
Date de décès Inconnu
Lieu du décès Inconnu

 

Mouvement Il entre dans la résistance au groupement OCM en 1942. Il était chef responsable pour le secteur d’Aire et proches de nombreux réseaux.
Activités Contrôleur économique
Date de l’arrestation 21 Mars 1944
Lieu de l’arrestation Place Notre Dame à Aire-sur-la-lys
Parcours Prison Saint-Nicaise à Arras
Mention Mort en déportation le 26 septembre

Déporté résistant le 1er avril 1955

Mort pour la France le 21 septembre 1959 (Date de transcription sur les registres de la commune)

Charlemagne Jules Fidèle Lesage est né à Aire en 1897. Il était le fils de Jules Joseph Séraphin Lesage et d’Irma Alexandrine Julie Brisson. Il fut marié en premières noces avec Renée Emérance Paquier à Faches-Thumesnil le 10 avril 1922 puis en secondes noces avec Berthe Marguerite Anciaux le 9 mai 1940 à Aire-sur-la-Lys. Le couple habitait alors dans cette même commune au 6, place Notre-Dame puis au 29, place d’Armes. Il exerçait le métier de comptable.

Il a été soldat pendant la première guerre mondiale 1914-18 et avait obtenu la croix de Chevalier de la Légion d’honneur, la médaille de Serbie et d’Orient et la croix de guerre.
En 1939, il est mobilisé quand la seconde Guerre Mondiale éclate. Alors lieutenant, il est promu capitaine en 1940. Il se battit dans le Nord et fut prisonnier en Bretagne. Il revient d’Allemagne en 1941 lors du renvoi des anciens combattants de la guerre 14-18.

A son retour en France, il s’engagea en 1942 dans le réseau de résistance OCM (Organisation civile et militaire) qui était une organisation de renseignement. Il fut nommé contrôleur économique, il put ainsi recueillir et transmettre de nombreux renseignements sur les installations allemandes dans la région d’Aire et sur les travaux exécutés dans la région de Watten (près de Saint-Omer). Il était sous les ordres du docteur Chauvaux. Il a organisé et instruit des groupes de résistance, participé aux sabotages des voies ferrées et lignes téléphoniques et fournit de nombreux renseignements et plans. Il transmettait ses renseignement à un autre résistant, M.Tison, qui fut arrêté et fusillé le 5 avril 1944 à la citadelle d’Arras.
Charlemagne Lesage a été arrêté à son domicile le 21 mars 1944 pour espionnage par la Gestapo de Saint-Martin-au-Laërt. Il a été dirigé à la prison de Saint-Nicaise à Arras et séjourna quelques semaines à la citadelle d’Arras, probablement du 21 Mars 1944 au 1 Juin 1944.

Son épouse n’eut plus jamais de nouvelles depuis le jour de son arrestation et n’a jamais pu obtenir de renseignements malgré de nombreuses recherches. Il fut peut-être déporté en Allemagne.

On a perdu sa trace, son corps n’a pas été retrouvé à Arras, il ne figure pas sur la liste des fusillés à la citadelle. Le ministère des Anciens Combattants et Victimes de la Guerre estime que Charlemagne Lesage aurait été déporté du 2 Juin 1944 au 15 Mai 1945. Il aurait été aperçu à la gare de Bamberg en Bavière dans un convoi se dirigeant vers le Nord en juillet 1944 selon une déclaration de Melle Jannetta, journaliste à France soir.

Il est titulaire des citations du Maréchal Montgomery et du Général Eisenhower et de la croix de guerre 1939-45 avec l’étoile d’argent à titre posthume. Il fut cité à l’ordre de la division par le Général commandant la deuxième région militaire : “Résistant de la première heure, chef responsable du secteur d’Aire, a organisé et instruit des groupes para-militaires et donné les renseignements précieux sur les travaux importants de la région. A Participé aux sabotages des voies ferrées et de lignes téléphoniques. Arrêté par la Gestapo le 21 mars 1944, il fut emmené en Allemagne, Ardent patriote déporté disparu”
Le ministre des Anciens Combattants et victimes de la Guerre a décidé d’attribuer le titre de « déporté résistant » non rapatrié à ce jour à Charlemagne Lesage ainsi que celui de « mort pour la France » et « mort en déportation ».

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