Ce projet a été proposé aux élèves de premières qui suivent également l’enseignement de l’histoire-géographie en section européenne allemand.

Nous avons choisi, dans le cadre du sujet du Concours National de la Résistance et de la Déportation cette année « s’engager pour libérer la France », de mener une étude locale.

Ainsi, nous nous sommes intéressés aux noms des résistants et déportés de la seconde Guerre Mondiale figurant sur le monument aux morts d’Aire-sur-la-Lys, la commune de notre lycée.

Douze noms y sont inscrits, à savoir:

BIBLOCQUE André

BRAZ Edouard

DUCROUX Marcel

EVRARD Félix

GAQUIERE Jean

LESAGE Charlemagne

MACHU Jules

MILLON Roger

MOUTON Paul

POCHYLSKI Valentin

ROBIN André

VERDIN Georges

Nous avons fait ce choix de limiter nos recherches car le temps nous manquait. Nous sommes conscients que la résistance airoise  ne se limitait pas à ces douze destins. De nombreuses familles se sont illustrées en choisissant de rejoindre des réseaux de résistance locaux, nationaux, voire internationaux ou, simplement, en accomplissant, lorsque les événements les y ont contraints des actes de bravoure spontanés.

Cette étude peut alors constituer un point de départ pour un travail plus exhaustif de l’engagement des Airois qui ont subis l’occupation allemande pendant plus de 4 ans.

Objectifs pédagogiques :

Cette étude de cas, au niveau local, nous a permis de comprendre comment s’est déroulée la seconde Guerre Mondiale en France puis d’analyser comment la résistance s’est mise en place et comment, progressivement, les différents réseaux se sont structurés.

Ce travail a constitué un réel approfondissement des connaissances du programme d’histoire de première concernant le chapitre de la seconde Guerre Mondiale mais également celui sur la République. La résistance est alors présentée comme l’alternative républicaine au régime de Vichy, l’Etat français, en faisant perdurer les valeurs de la république bafouées par le maréchal Pétain et l’occupant allemand.

Ces recherches ont également permis d’utiliser la langue allemande. Aire-sur-la-Lys, ville occupée, était alors sous domination allemande et recevait, tout comme l’ensemble de la région Nord-Pas-de-Calais, ses directives de la Kommandantur de Bruxelles à laquelle elle a été rattachée par l’armistice du 22 juin 1940. De nombreux documents nécessitaient donc la connaissance de la langue, du territoire et de l’histoire allemande, compétences que les sections européennes possèdent.

Sophie LENIS,

Professeur d’histoire-géographie au lycée Vauban.

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