Le réseau Hunter

  • Hunter : nom de code issu du B.C.R.A (Bureau Central de Renseignement et d’Action) installé à Londres (en liaison avec les Services Secrets britanniques). “Hunter” est une organisation résistante spécialisée dans le renseignement, c’est-à-dire la récolte d’informations sur les troupes allemandes et les travaux qu’elles organisent. Le réseau Hunter recruta dans la région d’Aire-Sur-La-Lys dès 1943, et en janvier 1944, lorsque André Robin y adhéra puis devient d’ailleurs chef du réseau Hunter-Nord le 1er avril 1944. Peu de temps après, le réseau s’affaiblit par l’arrestation de plusieurs têtes du réseau Nord tel que Roger Millon; Jules Lerbier ainsi qu’André Robin le 26 mai 1944, ce qui engendre une coupure avec le réseau de Paris. La même année, le réseau Nord renaît de ses cendres et adopte une autre nomination “Scout-Nord”.

Il était divisé en plusieurs sections dans toute la France qui portent différents noms : Boutre; Hunter-Centre; Hunter-Nord; Hunter-Ouest. Son fonctionnement était commun aux autres réseaux : les agents n’étaient pas identifiables et répondaient par des pseudonymes et numéros attribués par la Centrale. Ils ne se rencontraient que très peu et interagissaient grâce à des lettres codées par exemple. Le réseau Hunter était soumis à des règles très strictes, comme par exemple l’interdiction d’être armés en vue de perquisitions récurrentes ainsi qu’à la défense d’héberger des parachutistes, même alliés. Le réseau fournissait, grâce à ses multiples agents, des informations sur l’activité allemande dans la région d’Aire-Sur-La-Lys. Pour cela et pour former les agents informateurs, le réseau avait recours à de la documentation sous forme de fascicules qui décrivaient la façon d’identifier un Allemand par son uniforme, ses différentes armes, ses grades, ses fanions, ses pancartes. Une formation à l’apprentissage du codage était également enseignée grâce, une nouvelle fois, aux fascicules qui donnaient le code des informations, les chiffres à utiliser, les méthodes de chiffrage et de décryptage etc. (instructions données par la B.B.C de 13h30 à 0h30) Pour compléter ses informations à la formation des agents du réseau Hunter, ceux-ci obtenaient régulièrement des avertissements et mises en gardes sur des stratégies ennemies ayant pour but de piéger les résistants. Ils y spécifient également les nombreux lieux à ne pas fréquenter, où la Gestapo était à l’écoute. Les informations transmises par les agents comportaient souvent la localisation d’obus, fusées, mouvements de navire, mouvements de troupes, d’Etats-Majors, d’unités d’aviations mais aussi des troupes de défense terrestres et côtières.

Ses agents contractaient un engagement dans l’armée française le temps des opérations plus trois mois. Certains étaient d’ailleurs gradés comme André Robin, habitant à Aire, devenu lieutenant P1 et chef Hunter-Nord, surnommé “L’abbé Pierre”.

On pouvait distinguer 3 classes d’agents :

-0 : qui n’avaient qu’une activité résistante occasionnelle

-P1 :  avaient une activité continue, couvertes d’occupations personnelles propre au résistant.

-P2 : avaient une activité permanente dans la résistance, ils étaient d’ailleurs tenus de respecter la discipline militaire par rapport à leur lieu de travail par exemple.

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