La prison de Loos

  • Histoire

La prison de Loos était à l’origine une abbaye à la communauté cistercienne, datant de 1146. Sa prospérité se dissipa au 18e siècle lors de la révolution française où elle accueillit des soldats blessés et animaux pour enfin devenir un modeste hôpital. Par la suite, elle devient quelques temps plus tard un dépôt de mendicité où on y incarcérait des mendiants, des prostituées ou encore des vagabonds. C’est en 1822 seulement qu’elle devient une maison centrale de détention.

 

  • Seconde guerre mondiale prison de Loos :

En mai 1941 les Allemands occupent une partie de la prison de Loos. La partie de la prison française continue à être administrée par les Français tandis que la prison allemande, dispose de sa propre entrée et est strictement gérée par les Allemands et gardée par des soldats de la Wehrmacht. Dans la prison allemande, les détenus sont particulièrement isolés et otages et résistants côtoient des condamnés de droit commun. Dans l’enceinte même de la prison siège une cour martiale. Pour venir en aide aux internés, le pasteur Marcel Pasche avait créé, dès le début de l’occupation, le Comité d’assistance juridique devant les tribunaux allemands.

Après le débarquement, à partir du 20 août 1944, les Allemands entreprennent de vider les prisons françaises et de regrouper les prisonniers pour les déporter. Arrivent ainsi à Loos des internés de Fresnes avant d’être dirigés vers la Belgique. Paris est libre, Amiens tombe dans la soirée du 31 août, suivie par Arras et Douai, tandis que les services allemands de Lille préparent l’évacuation de Loos.

Durant ces trois mois, la répression s’intensifie. Les Allemands installent un climat de terreur : craignant un soulèvement général de la population, ils multiplient les arrestations d’otages, de résistants. Dès le 26 août 1944, le pasteur Marcel Pasche avertit le consul suisse, Fred Huber, que les Allemands préparent l’évacuation des détenus de la prison de Loos. Ils parviendront à faire libérer tous les détenus condamnés à moins de 3 mois de détention, soit plus de quatre cent hommes et femmes, leur évitant ainsi la déportation, mais ils ne pourront éviter le départ. Le 1er septembre, les détenus sont évacués par groupes. Ils sont dirigés vers une cour où les attendent des camions et des fourgons cellulaires.

En effet, 872 détenus politiques quittent ainsi la prison allemande de Loos pour être déportés dans les camps nazis. Partis de la gare de Tourcoing, le convoi se dirigea vers Cologne où il arriva le 3 septembre puis les déportés furent dirigés vers les camps de concentration allemands de Sachsenhausen, Neuengamme, Bergen-Belsen, Buchenwald… Seulement 284 personnes rentreront après la guerre. C’est ainsi que chaque année, la ville et l’association se réunissent afin de rendre hommage aux victimes de cette tragédie.

En 2003 ont été réalisées 12 plaques de bronze portant le nom des 872 déportés, placées sur le mur du mémorial en face de la prison.

https://fresques.ina.fr/mel/export/player/Lillem00041/360×270

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