Le camp de Buchenwald

Le camp de concentration nazi de Buchenwald se situait en Allemagne. Les premiers détenus allemands arrivent dans le camp le 17 juillet 1937. De 1937 à 1945, 238 980 détenus ont été immatriculés à Buchenwald. Le nombre officiel des morts dûment enregistré est de 56.545.

En janvier, février et mars 1945, le nombre de morts a considérablement augmenté. En effet, les derniers déportés arrivés au camp, c’est-à-dire ceux qui sont arrivés fin 1944 et début 1945 vivaient dans d’abominables conditions

Le nombre des déportés français devient significatif à la fin de 1943 et se consolida en 1944. La proportion de résistants expérimentés et politiquement mieux armés, du fait de l’action du général de Gaulle et de la création du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) sous l’autorité de Jean Moulin, avait augmenté rapidement. Dès 1943, des dirigeants nationaux de la Résistance arrivent à Buchenwald. Parmi eux, le colonel Manhès qui avait été jusqu’à son arrestation le dirigeant de la Résistance pour la zone occupée aux côtés de Jean Moulin. Il y avait aussi -entre autres- Christian Pineau (arrêté sous le faux nom de Grimaud) qui avait rencontré à Londres, à plusieurs reprises, le général de Gaulle et qui avait fourni à Jean Moulin le texte qui servit de base à la charte du Conseil national de la Résistance. Il y eut, dans la dernière période, un autre membre éminent du C.N.R., Claude Bourdet, dirigeant national de Combat, collaborateur direct de Jean Moulin. Avec les convois du début de 1944 arrivèrent par milliers des résistants qui avaient connu en France les prisons de Vichy pendant des années souvent et avaient combattu les armes à la main dans divers mouvements, notamment les FTPF (Francs-Tireurs et Partisans Français), bras armé du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, créé en mai 1941, l’organisation la plus nombreuse et l’une des plus combatives. Il existait dans à Buchenwald une résistance française qui a empêché la réalisation d’une chambre à gaz au camp. Les membres de la résistance clandestine, ceux qui organisaient la solidarité sur une grande échelle, ceux que leurs fonctions conduisent à assurer des liaisons dangereuses, à saboter, à préparer concrètement une insurrection étaient en permanence menacés de la torture et de la mort. Dans un temps très court, à peu près un an et demi, la moitié des déportés français sont morts au camp et dans ses Kommandos extérieurs, ou au cours des marches de la mort finales, lors de l’évacuation partielle de Buchenwald.

Carte des camps annexes et des kommandos de travail forcé de Buchenwald, memoiresdesdeportations.org.
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